Postulat – Priorisation des rénovations énergétiques de bâtiments, empûnts et calculs d’opportunité

Vincent Brayer, conseiller communal. Postulat déposé le 9 novembre 2021

Mener les calculs permettant de prioriser les rénovations des bâtiments en tenant compte des coûts de la dette et des variations de coûts en chauffage et des loyers

 

Le réchauffement climatique et les diverses crises climatiques, sociales, et économiques qu’il va induire est et sera l’un des enjeux majeurs que nous nous devrons relever pour assurer un futur aux prochaines générations.

Au niveau communal, il est possible d’agir sur trois axes majeurs afin d’endiguer l’émission de CO2 et se diriger vers la neutralité carbone : la mobilité, la production de chaleur et d’énergie, la rénovation des enveloppes énergétiques des bâtiments.

Aujourd’hui, nous nous concentrons sur ce dernier volet.

La ville de Lausanne possède un levier important en tant que grosse propriétaire foncière sur le territoire communal. Le plan climat, voté en 2021 par le plénum, présentait une volonté d’atteindre un taux de rénovation annuel du parc immobilier de 3%. Dès lors, la question des arbitrages menant à la planification est essentielle. Quels bâtiments rénover en premier ? Pour quelles économies en émission de CO2 ? Quels coûts pour le chauffage de ces bâtiments avant et après rénovations ? Quels montants allouer pour ces investissements ?

Autre point important à considérer dans nos réflexions, les taux d’intérêts bancaires sur les levées de liquidités sont conjoncturellement extrêmement bas. Dès lors, emprunter des montants pour financer des rénovations pourraient être très intéressant car n’entraînerait une augmentation du service de la dette ne grevant que peu les futurs budgets de la ville.

Enfin, dernier élément relevant pour réfléchir à ces questions : pour peu que le bâtiment rénové fasse partie du patrimoine financier de la ville, un tel investissement de rénovation énergétique (et donc un emprunt potentiel de capitaux) pourrait se faire sans grever la dette nette de la ville, dette nette sur laquelle est basée le plafond d’endettement de législature. Ainsi, il pourrait être possible d’obtenir des baisses d’émission en CO2 tout en restant relativement neutre pour l’endettement net de la ville.

Conclusions :

Le présent postulat invite la Municipalité à étudier l’opportunité de :

1.        Faire une évaluation des coûts annuel liés au chauffage de chaque bâtiment public.
2.        Faire une estimation des coûts liés à la rénovation de l’enveloppe thermique de chaque bâtiment en main publics. Tenir compte aussi dans ces évaluations des coûts pour changer le type de chaudière (plus de mazout et à moyen terme sans gaz).

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