Question orale – Arts de la scène

Question orale déposée par Carine Carvalho, députée, le 1er décembre 2020.

Question 1 – perspectives pour le secteur

Les professions du théâtre, du cinéma, de la musique et de la danse ont été affectés par les dernières annonces du Conseil d’État du 25 novembre. La reprise du secteur culturel n’a pas été abordée, alors que la prolongation des fermetures empêchera certaines créations scéniques, concerts ou films de voir le jour à jamais. Les plannings des salles ne pourront pas continuer à absorber des reports indéfiniment.

Si la maitrise de la situation sanitaire reste une priorité pour toute la collectivité, les professionnel·le·s du domaine aimeraient des perspectives concrètes. Il importe ainsi au secteur de pouvoir connaitre les échéances de réouverture des lieux culturels aussi vite que possible, afin de garantir aux organisateurs et aux artistes de pouvoir mettre en œuvre ce qui doit l’être en amont d’une représentation (création, reprise, organisation, promotion ou communication).

J’ai l’honneur de poser la question suivante:

A quelles échéances est-il envisagé de rouvrir les théâtres, les salles de concert et les cinémas et de faire les annonces relatives ?

 

Questions 2 sur les salaires

L’insécurité actuelle en matière de programmation constitue un souci pour les institutions culturelles. Un des problèmes persistants est notamment le maintien des paiements prévus en cas d’annulation comme de report, à savoir l’indemnisation des compagnies, des indépendant·e·s et des employé·e·s de durée déterminée.

Les professionnel-le-s du secteur demandent notamment que lors d’annulations comme de report, les programmateurs paient le cachet prévu aux compagnies et garantissent la rémunération des technicien·ne·s et autres engagements sur mandat prévus pour ces représentations. Il n’est pas admissible que les annulations pour cause de Covid prétéritent les personnes les plus fragiles de la chaîne culturelle.

La condition nécessaire à ce paiement est d’une part, que les cantons indemnisent aussi rapidement que possible les programmateurs, et d’autre part, qu’ils exigent des institutions qu’ils subventionnent que ni les annulations ni les reports n’aient de conséquence économique sur les personnes qui devaient assurer l’événement. Lorsque les RHT sont possibles, les organisateurs doivent s’engager à compléter la différence, et quand elles ne le sont pas, elles doivent assurer les paiements prévus.

J’ai l’honneur de poser la question suivante:
Qu’est-il entrepris pour assurer que les cachets et les salaires des artistes et technicien·ne·s soient couvertes à 100% pour toutes les représentations et prestations qui ont déjà annulées ou reportées, et qui le seront dans les mois à venir ?

 

Carine Carvalho

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