Interpellation – Covid-19 : quel soutien aux laissé-e-s pour compte de l’économie informelle ?

Carine Carvalho Arruda, députée – Interpellation déposée le 12 mai 2020

Dans notre société, les personnes actives dans l’économie informelle sont les plus précarisées et vulnérables aux aléas.  Travailleuses et travailleurs de l’économie domestique ou de la restauration, personnes exerçant des « petits » boulots ou étant de petit·e·s indépendant·e·s, etc., toutes ces personnes sont fortement exposées aux risques sanitaires liés au covid-19 et fortement touchées par les mesures de semi-confinement.

Le semi-confinement signifie pour elles un licenciement et la perte de leur revenu et l’angoisse du lendemain. Rappelons-nous que les secteurs d’activité où elles sont présentes permettent difficilement le télétravail. Si certains peuvent continuer, c’est dans des conditions qui les exposent de manière plus importante au risque de contamination. De par l’informalité de leur activité professionnelle elles n’ont pas accès aux prestations sociales et ne peuvent prétendre au chômage, même si cela n’enlève rien à la responsabilité de leurs employeurs.

Dans notre pays la majorité des personnes actives dans l’économie informelle sont des femmes employées de l’économie domestique. Elles rendent nos lieux de vies plus propres, s’occupent de nos personnes âgées et de nos enfants, mais en le faisant, elles (et leurs proches) courent des risques que nous et nos familles n’avons pas à affronter.

 

Plusieurs associations fournissant des prestations de bas seuil ont tiré la sonnette d’alarme et ont lancé des recherches de fonds pour aider les personnes qui n’ont pas accès aux aides publiques proposées dans le cadre du Covid-19. Ces efforts méritent d’être salués et soutenus.

 

Les signataires ont ainsi l’honneur de demander au Conseil d’Etat :

  • Quelle estimation le Conseil d’État fait de cette problématique et son impact sur la pauvreté dans le Canton ?
  • Quelles mesures ont été mises en œuvre pour un soutien aux personnes les plus précarisées par la crise liée au Covid-19, notamment celles qui n’ont pas accès aux assurances sociales?
  • En particulier, quelle a été l’aide financière fournie aux associations bas seuil du réseau socio-sanitaire vaudois

Lausanne, le 12 mai 2020

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