Conseil communal du 28 mai

Urgence municipale

Avant le débat, très attendu, sur les réductions nocturnes de vitesse au centre-ville, le conseil communal a traité un rapport-préavis sur l’équipement de la piscine de Mon-Repos. Grâce à un amendement proposé par la commission, l’ouverture avancée deux jours par semaine pourra être rétablie dès après l’été!

Ordre du jour ordinaire

Le débat concernant la prise en considération du postulat d’Anne-Françoise Decollogny “Qualité de vie: pour un 30 km/h au centre ville” a touché les élus PLR au plus profond, blessant l’incarnation en chair et en tôle de la liberté individuelle du panthéon libéral-radical: l’Automobiliste.

Que la liberté de mouvement de l’automobiliste soit déjà passablement contrainte par les règles de la circulation, les feux rouges, voire les autres automobilistes, est déjà difficilement supportable, mais que l’on veuille réduire la vitesse limite de 50 à 30 km/h dans les quartiers densément habités, la nuit, et au centre ville est considéré comme une violation de la Constitution, du droit absolu à la mobilité sur quatre roues. L’affaire est très sérieuse.

A entendre les nombreuses interventions du groupe PLR, tout s’oppose à vouloir réduire les nuisances par la simple limitation de la vitesse, mesure qui a fait ses preuves ailleurs, en particulier par son effet sur le bruit (réduction de 2,4 à 4,5 décibels selon une étude zurichoise récente, ce qui n’est pas négligeable).

Les zones 30 km/h seraient également nuisibles aux commerces du centre-ville. Probablement qu’à 50 km/h, et en un temps donné, on voit plus de vitrines qu’à 30 km/h, à défaut de pouvoir les lécher.

Et que propose le PLR pour sauver le commerce au centre-ville? des tunnels et des tranchées couvertes! Là au moins, les automobilistes ne seront pas tentés de s’arrêter dans nos petits commerces dont ils seront par ailleurs éloignés durant des mois, le temps de réaliser ces pharaoniques travaux.

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